Centième billet du blog. Bonne fête blog!
Hier, c'était la cinquième fois qu'Aurèle mettait les pieds à Londres dans sa courte existence de 8 mois et demi, dont trois fois pour accompagner sa mère chez l'optométriste et y choisir de belles montures de verres clairs et de verres solaires (on est
posh ou on ne l'est pas!).
Au fil de ces visites londoniennes me sont venues quelques réflexions sur comment bien profiter de la capitale en compagnie d'un bébé, et plus particulièrement en matière de déplacement.
D'abord, en partance d'Oxford, il y a deux façons de se rendre à Londres : en autobus, à partir du centre-ville, ou en train, à partir du centre-ville vers Paddington et de Bicester North vers Marylebone. La première option est peu coûteuse (environ 10 pounds) et plus ou moins rapide, selon l'heure à laquelle on part (prévoir 1h30 à 2 heures selon la circulation). L'autobus est assez confortable pour qu'on y soit à l'aise avec un bébé mais offre selon moi moins de possibilités que le train. Bien que mois économique (compter environ 25 pounds l'aller-retour en dehors des heures de pointe), le train est mon moyen de transport préféré pour me rendre à Londres avec un bébé : c'est plus rapide (45 à 60 minutes pour atteindre Londres à partir de Bicester North) et toujours ponctuel, on y trouve à bord des toilettes avec table à langer, on peut marcher et brasser bébé dans l'allée en toute sécurité, mais, surtout, le rouli constant préserve mieux le sommeil de bébé et donne moins mal au coeur à maman que les cahoteuses secousses de l'autobus.
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Circulation dense en direction de Londres |
Ensuite, toute visite à Londres nécessite une bonne préparation. Les déplacements dans Londres sont toujours très longs, la ville est vaste et étendue et le métro comme l'autobus peuvent présenter leur lot d'obstacles (ralentissements, pannes, embouteillages, etc.). Il vaut donc mieux cibler ses objectifs et modérer ses transports, planifier son trajet de manière à privilégier l'autobus et la marche. Si on doit prendre le métro (ce qui est souvent inévitable à cause de l'ampleur des déplacements), minimiser les correspondances peut être une excellente stratégie, car les escaliers (pas toujours mobiles) sont nombreux et les couloirs longs et sinueux. Même si les gens s'offrent généralement pour aider une maman avec poussette et un petit passager, il faut parfois sortir nos muscles sur plusieurs mètres pour porter le tout. Une fois venu le moment d'embarquer, choisir les extrémités des wagons où sont situés de petites portes simples (et non doubles comme celles au centre du wagon), ce qui gêne moins la foule pressée et souvent dense qui occupe le wagon.
À ce sujet, il est aussi préférable d'avoir une alternative à la poussette, si petite soit elle. Des bras bien musclés, il va sans dire, mais aussi un porte-bébé. Le cocktail de transport pour bébé est en effet une formule gagnante. Ainsi, pour prendre l'autobus, on vous demandera souvent de plier la poussette. Hop! On insère le petit dans le porte-bébé, ce qui laisse les mains libres pour fermer la poussette et payer. J'avais déjà remarquer, à San Francisco, des mamans arborant en tout temps leur porte-bébé lors de déplacements en transport en commun (dans cette ville, il est interdit de laisser bébé dans la poussette lorsqu'on est dans l'autobus). J'ai pu apprécier moi-même les bienfaits de cette façon de faire lors de ma dernière visite à Londres. Le porte-bébé comme accessoire de mode ? Pourquoi pas!
Finalement, si jamais vous étiez affublés de deux gamins, oubliez la poussette double comme la nôtre, qui prend toute la place sur le trottoir. Les Londoniens ne vous le pardonneraient pas !
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La maman, le bébé et les lunettes |