* Ce billet est dédié à mon ancien étudiant David, grand amoureux de musique et de ses instruments, lui-même musicien, faiseur de vent et amateur de marées.
Premier mouvement - Le musée
En passant la petite porte de côté - on dirait l'entrée des étudiants ou des domestiques - on est tout de suite propulsé au coeur de la collection qui contient principalement des instruments anciens mais aussi quelques instruments exotiques. Des dizaines de flûtes, clarinettes, cuivres divers ornent les murs du musée qui consiste en deux étages de tapis rose bien délavé et usé, poussiéreux à souhait. On y trouve aussi de nombreux clavecins, des guitares, violons, violes de gambe et compagnie, des tambours militaires et autres, des ondes Martenot, accordéon, trompettes de toutes sortes.
L'entrée est gratuite, bien entendu, et on vend quelques babioles plus ou moins musicales pour arrondir les fins de mois des étudiants qui supervisent la visite, j'imagine.
Deuxième mouvement - La visite
Le principe de la visite est simple : on déambule avec un audio-guide sur lequel on entre le numéro de différents instruments qui sont exposés dans le musée. On y entend alors le son de chacun des instruments.
Or, l'avantage d'une journée "portes ouvertes aux enfants", c'est l'accessibilité de nombreux instruments. Sur une table étaient déposés un accordéon, un genre de oud, et même des cuillères de métal - beaucoup moins belles d'ailleurs que celles en bois que possède Jean-Léon (cadeau de grand-papa François pour notre petit folkloriste en herbe).
Les enfants pouvaient tout essayer, les parents aussi évidemment, même les tambours et les xylophones qu'on trouvait dans la pièce. Vous pouvez souffler dans toutes les embouchures que vous voulez, sans qu'elles soient aseptisées au Purell. On est bien là en Europe! Une chose pareille serait impensable dans notre Amérique du Nord germophobe, il me semble. Au milieu de la pièce, une autre table aménagée celle-là pour colorier des bustes de Bach reproduits sur des feuille, pour répondre à un petit quizz ou faire une chasse aux instruments de musique avec les plus grands. On a définitivement pensé à tout!
| "Le plus gros tuba" de la collection. Papa avait demandé d'en rapporter la photo. |
Troisième mouvement - L'apprenti musicien
Jean-Léon a donc tambouriné à souhait et produit tout plein de sons dans les trompettes et flûtes mises à sa disposition. La jeune femme qui lui présentait les instruments était d'ailleurs bien impressionnée qu'il puisse, presque du premier coup, produire des sons dans une longue trompette. Il y a du grand-poupou là-dessous...!
Il a pianoté sur un clavecin pendant que je m'amusais aux ondes Martenot et qu'Aurèle, dans le porte-bébé, se faisait l'oreille à tous ces sons, les yeux grands ouverts. Tout le monde s'est amusé pendant une heure, le temps de notre visite.
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Ce qui me fait penser et vous demander : On a toujours dit, à la blague, que Jean-Léon commencerait le violon à 3 ans. Mais rassurez-vous, ce n'est pas le cas, il est trop occupé à apprendre l'anglais en ce moment. Mais quand et sur quelles bases décide-t-on de faire apprendre la musique à son enfant ? N'étant pas musiciens nous-mêmes (à notre grand regret), Jean-Fred et moi aimerions bien donner la musique en cadeau à nos enfants. Pas pour en faire des virtuoses, juste pour que la musique fasse partie de leur vie. Par quoi on commence ? À quoi reconnaît-on la faculté musicale chez notre enfant ? Des parents musiciens ou des parents de musiciens dans la salle auraient des idées là-dessus ? Ça m'intéresse de savoir ce que vous pensez...