Affichage des articles dont le libellé est vie de famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vie de famille. Afficher tous les articles

jeudi 28 juin 2012

C'est fini!

Ça y est, c'est fini! On a relevé le défi. Jean-Fred a fait son dernier examen ce matin. Il portait fièrement l'oeillet rouge des derniers examens, comme le veut la tradition oxfordienne (on porte l'oeillet blanc pour le premier examen et le rose pour les autres). Je suis tellement fière de ce que nous avons accompli. Jean-Fred surtout, mais nous tous avec lui : Jean-Léon qui a été formidable dans les deux dernières semaines et Aurèle qui a retrouvé sa bonne humeur et son énergie. Et puis moi, bien, j'ai plusieurs médailles en chocolat à déguster!

Reste à voir les résultats, mais, dans mon livre à moi, comme dirait Jacques Demers, c'est 100%!

Je vous laisse sur quelques photos prises en vitesse, ce matin, avant que Jean-Fred nous quitte pour aller à son dernier examen. Sur la première, prise par Jean-Léon (!), portez attention à Jean-Fred et Aurèle qui sont parfaits, mais oubliez mes cheveux (je vais régler ça demain, sans faute). Sur la seconde, dommage que Jean-Fred ait les yeux fermés...mais c'est de l'instantané de bonheur!



jeudi 21 juin 2012

15 minutes en équilibre

Il n'y aura pas de photo pour illustrer ce billet. Faudra vous imaginer la scène :

Deux enfants dorment dans une poussette double, leur mère les pousse d'un rythme égal, pas trop vite ni trop lent. Un moment rare et précieux. 

Ça doit être mon jour de chance car ces enfants, ce sont les miens. Et ça ne leur arrive jamais de dormir en même temps, croyez-moi. Ni dans la poussette, ni autrement d'ailleurs. Sauf la nuit, bien entendu (et encore).

Vous aurez compris qu'en ce moment, notre vie n'est pas des plus faciles. Jean-Fred étudie comme un athlète de haut niveau prépare les Olympiques ("les examens, c'est mon sport!", m'a-t-il dit cette semaine), Aurèle n'est pas au meilleur de sa forme (il a fait une grosse fièvre en fin de semaine, ne mange pas très bien et dort mal) et Jean-Léon continue de mettre ses parents à l'épreuve avec ses nouvelles "blagues" apprises à la garderie (du genre : foncer dans sa mère tête baissée au lieu de lui dire "bonjour", faire semblant de faire des rots et dire "Sorry!" en rigolant, parler la bouche pleine, cracher en l'air). Et moi? Moi, je tente de ne pas péter les plombs trouver l'équilibre entre mes nuits au sommeil entrecoupé et mes journées consacrées aux enfants dont les besoins ne cessent de grandir. 

Cet équilibre qui fait que je tiens le coup, j'y touche par petites touches, je le gagne à petits pas, certains jours comme aujourd'hui où, pendant 15 minutes, j'ai la paix. Je suis en paix. Les enfants s'étant abandonnés au sommeil pendant que nous faisions les courses, je suis rentrée à Summertown House me réfugier dans la grande cour de notre immeuble. Je me suis étendue sur un banc, appréciant le silence habité de chants d'oiseaux auxquels je ne me suis pas encore habituée et qui me semblent encore nouveaux. J'ai respiré à pleins poumons et souri en reconnaissant cette odeur d'humidité et de forêt, juste avant la pluie. Chaque fois que je respire cette odeur, je me dis que j'aime vivre dans une ville qui sent le camping au mois d'août. Le camping sous les arbres, quand on a l'impression de vivre en forêt avec nos amis les bêtes. Je me ferme les yeux et je suis en camping, quelque part au Québec. Ça sent le bois mouillé et les oiseaux chantent. J'ai bien de la chance, je trouve.


jeudi 24 mai 2012

Le dernier droit

1493 km. Voilà ce qu'indique le compteur du vélo de Jean-Fred, acheté à notre arrivée, en août dernier. C'est qu'il pédale, mon chéri. De la maison à l'université, et retour. La fin de semaine, quelques randonnées avec le club de vélo de l'université. Bon, pas assez souvent à son goût, mais quand même. Pas mal pour un père de famille de deux enfants, étudiant à temps plein de surcroit! Jean-Fred a pédalé presque sans interruption, sauf quelques jours cet hiver à cause de crevaisons répétées. Du vélo en plein mois de janvier : le rêve de tout cycliste! Jean-Fred est heureux sur son vélo.


Jean-Fred a en effet pédalé sans relâche depuis que nous sommes ici, au propre comme au figuré. Il amorce maintenant - et nous avec lui - le dernier droit : plus que quelques semaines avant les examens finaux. Des examens qui valent 100% de la note pour l'obtention de son diplôme. On n'a déjà vu mieux en matière de pédagogie. Mais Oxford, c'est Oxford et il se passe ici des choses qu'il ne se passe pas ailleurs dans le monde académique.

Lavage et jurisprudence : deux disciplines complémentaires
pour Jean-Fred

Pour l'accompagner et le soutenir, je me suis moi aussi remise au vélo. C'est la deuxième fois que mon amoureux m'offre un vélo en cadeau, pour mon anniversaire. Il doit y avoir un message subliminal là-dedans... Bref, je suis remontée en selle et on a équipé Aurèle pour qu'il puisse bientôt se promener en chariot avec son frère. Pour faire notre dernier droit et amorcer la prochaine étape, toute la famille sera donc sur deux roues.



En ne perdant pas de vue le travail qui s'annonce pour les prochaines semaines, nous regardons déjà vers l'horizon de cette prochaine étape, les belles vacances européennes que nous sommes à planifier...notre séjour au Québec pour la fin de l'été. Yé!

Au terme de cette année scolaire, Jean-Fred aura complété un diplôme de BCL (bachelor of civil law - pour en savoir plus, cliquer ici). Et nous aurons traversé tous ensemble notre première année de vie à Oxford, la première de notre vie de famille à quatre. Quel accomplissement!

Pour le reste, nous ne sommes pas encore fixé sur ce qui nous attend pour l'an prochain....mais on vous tient au courant.


jeudi 17 mai 2012

Un dimanche à la campagne

Voici ce qu'on trouve à 45 minutes de marche de Summertown House (là où nous habitons) :


Une petite marche dans le sentier, longeant la Cherwell River, nous mène au Victoria Arms, pub bien connu d'Oxford. On peut aussi s'y rendre en punt - sorte de gondole anglaise - à partir du centre-ville. Mais on a préféré marcher pour se rendre à la réception de baptême du bébé d'une de nos amies françaises. Juste pour pas avoir l'air de la famille de Québécois colorés qui débarquent en barque dans une réception de baptême réunissant principalement des Français. Juste au cas où ça pourrait être mal interprété.


Une fois sur place, les enfants ont bien joué sur le bord de l'eau, dans l'herbe mouillée. Avec bien sûr leurs plus beaux habits revêtus pour l'occasion. C'était la première fois depuis le mois d'août que nous avions l'occasion de nous habiller chic. On n'a pas amené tout ça pour rien, finalement. 

Ici, on voit Jean-Léon avec son amie Elvina. À gauche, c'est Sophany, la maman d'Elvina.


À chacun son chapeau. Un petit couple bien affairé à ramasser des fleurs.


Ici, c'est Arthur, le petit frère d'Elvina, qui veut m'enlever mon appareil-photo.


On l'a ou on l'a pas. C'est comme ça. Et heureusement qu'Elvina avait son petit sac à main de Peppa Pig, très pratique pour ranger les fleurs et les brins d'herbe.


On y retournera pour une bonne bière sur la terrasse, Jean-Fred. C'est promis. Et on ira en bateau.

Je vous aime, mes amours. Et je vous trouve beaux.

jeudi 22 mars 2012

"No Vacancies"

Samedi dernier, notre B&B affichait "complet".

D'abord, ma tante qui est en visite pour deux semaines et qui s'en donne à coeur joie avec les enfants, en plus de me donner un sérieux coup de main alors que Jean-Fred doit écrire trois essais en six semaines, soit la durée de la "relâche" avant la prochaine (et dernière) session de l'année scolaire.


Ensuite, une visite éclaire de Nicolas, cousin de Jean-Fred, de passage pour une entrevue à Londres. 

On a bien visité, bien mangé (rosbif anglais et gratin dauphinois réussis), bien jasé...et tout le monde a bien dormi! 

J'étais très contente d'avoir tout ce monde autour de la table.

jeudi 8 mars 2012

Pique-nique à l'irlandaise

"En Irlande, les gens n'attendent pas qu'il fasse beau pour faire quelque chose. Sinon, ils ne feraient jamais rien."

Ces phrases, je les entends depuis que je suis toute petite, soit depuis que mon père est allé visiter ce pays en juin...1978! On pourrait penser qu'il radote un peu, mais en fait, ce sont les paroles d'un sage. C'était vrai en 1978 et ce l'est encore aujourd'hui!

Or qui aurait cru que j'allais un jour vivre ces phrases, en faire l'expérience plus souvent qu'à mon tour en ce printemps hâtif à Oxford ? Car le prix à payer pour avoir ce printemps avant tout le monde, c'est la pluie et la grisaille.

Ces phrases à propos de l'Irlande me reviennent en tête quand je regarde ces photos de notre dernier pique-nique sous la pluie. Jean-Léon et moi voulions bien aller au café, l'autre samedi, mais c'était complet partout. Et pas facile de trouver un endroit où se poser avec ma poussette double... Nous avons donc opter pour un chocolat chaud à la terrasse d'un café qui ne fait que terrasse, en plein centre d'Oxford. Il ne pleuvait pas encore quand nous avons pris cette décision. Puis, la pluie s'est mise à tomber, un peu, beaucoup...
Heureusement, comme le dit Jean-Léon, qu'"on n'est pas fait en chocolat!" 

Miam! Un bon chocolat bien mouillé.
Absent de la photo : Aurèle qui dort dans sa poussette...sous la pluie.

mardi 28 février 2012

Une chambre pour deux

Aménager la chambre pour deux enfants, deux frères qui ont trois ans de différence et qui devront partager leur espace. Faire en sorte que le grand conserve un peu ce qui était SA chambre et que le petit ait tout ce qui lui faut. Nous voulions aussi conserver notre lit d'invités, qui a été assez utile depuis qu'on est ici, disons.
Faire tout ça, avec les moyens du bord, un équipement restreint (pas de quincaillerie à Oxford, faut le faire!) mais une main-d'oeuvre de grande qualité : des grands-parents, Rita et JP, plein de bonnes idées et de savoir-faire!


Pour gagner de l'espace et pouvoir installer le lit de bébé d'Aurèle, on a eu l'idée de mettre la commode de Jean-Léon sur la table de travail qui nous servait déjà de table à langer. Ainsi, la table à langer a changé de sens et a été réduite de moitié mais il reste tout de même assez d'espace pour que ce soit fonctionnel. Pour fixer la commode sur la table, grand-papa JP a dû faire preuve d'ingéniosité : il a fait tenir le tout avec deux palettes de bois pour la cuisine (genre de cuillères de bois mais plates) qu'il a cloué derrière. Fallait y penser!

Commode du haut, accessoire pour changer bébé et vêtements de Jean-Léon ;
commode du bas, vêtements d'Aurèle. Et du rangement sous la table pour les vêtements
qui ne font plus ou en attente d'être portés

Nous avons aussi acheté pour pas cher des rideaux de voile turquoise qu'on a installés entre le lit de Jean-Léon et la table à langer et au pied du lit d'Aurèle. Les rideaux permettent de délimiter l'espace sans créer de cloison opaque, ce qu'on ne voulait surtout pas faire. On a posé du ruban double face au plafond et du velcro pour faire tenir les rideaux au plafond, car tout est en ciment donc il est quasi-impossible de clouer quoi que ce soit.

Vue d'ensemble de la chambre.
Finalement, on a pu installer la petite table et les chaises de Jean-Léon pour lui faire un petit coin lecture (ces articles qui étaient dans sa chambre à Montréal dormaient dans leur boîte depuis notre arrivée à Oxford) et j'ai prévu une chaise où je peux allaiter Aurèle pendant la nuit.

Petit coin lecture et allaitement de nuit (bonjour le mal de dos!),
égayépar la murale faite par grand-mère Thérèse

Le résultat est très mignon et pratique. On ne fera pas le Décormag avec ça ni même les Saisons de Clodine (orthographe douteuse, mais je pense bien que c'est comme ça qu'elle écrit son nom) mais nous sommes très satisfaits du résultat. Pour ce qui est de la cohabitation, tout se passe très bien. Bien sûr, il faut "protéger le sommeil" de l'un ou de l'autre au moment du coucher et pendant le boire de nuit d'Aurèle. Je ne peux évidemment pas laisser pleurer Aurèle pour lui apprendre à faire ses nuits, mais comme il ne boit qu'une fois et parfois pas du tout (il dort souvent de 22h à 5 ou 6h du matin), ce n'est pas trop un problème en ce moment.

Un lit donné, une literie reçue en cadeau, un matelas neuf, deux affiches
dénichées dans une librairie pour enfants, un rideau de chez Argos.
Coût total du coin chambre d'Aurèle : 50 pounds.
Le sommeil d'Aurèle : ça n'a pas de prix!

Jean-Léon a décoré lui-même le mur de sa chambre :
cartes de hockey et photos de ses cousins, le couple princier, son capteur de rêve,
des animaux de la jungle et son "signe" d'escargot, souvenir de sa garderie à Montréal.
Je ne sais pas si c'est la mode ou pas, ou même si c'est recommandé par les psy d'aujourd'hui, mais le fait que les enfants partagent leur chambre favorise selon nous leur rapprochement et ils apprennent ainsi à vivre vraiment l'un avec l'autre alors que la plupart du temps, ils mènent des vies assez séparées pour le moment. Cette situation, qui nous a été imposée par les limites de notre modeste appartement, a donc bien des avantages finalement. Je pense même que nous le referions avec une pièce de plus, ce qui nous donnerait de l'espace pour un bureau de travail...pour notre étudiant en résidence!



jeudi 9 février 2012

Mère nourricière

Une des choses qui me tient le plus à coeur dans ma vie de maman à la maison, c'est ce qu'on trouve dans nos assiettes, trois fois par jour. 

Auparavant, à Montréal, c'est Jean-Fred qui assurait le service du département de l'alimentation, "de la conception à la réalisation", comme j'aimais le dire, c'est-à-dire de l'élaboration du menu à la préparation du repas, en passant par les courses à l'épicerie. Il faut dire aussi qu'il excellait aux commandes du fourneau et passait une bonne partie de ses fins de semaine à cuisiner ce qu'on allait manger pendant la semaine. Il fallait aussi produire assez de nourriture pour avoir deux lunchs par jour, ce qui nécessitait de cuisiner en plus grande quantité, mais comme Jean-Fred a une tendance naturelle à cuisiner pour huit personnes, ce n'était pas un problème.

Or, depuis peu, j'ai dû reprendre les rennes de la cuisine. On a en fait échangé les rôles : je fais la cuisine, il fait désormais le lavage que je faisais avant. Et jusqu'ici, tout va très bien. Le congé de maternité me permet de prendre mes responsabilités très au sérieux et de disposer de temps pour accomplir mes tâches, ce que ne permettrait pas de faire un emploi à temps plein, évidemment : la situation sera bien différente lorsque je retournerai travailler, avec deux enfants. Et nos besoins en nourriture sont plus modestes, Jean-Fred prenant chaque jour le lunch à son collège ou à l'extérieur et Jean-Léon mangeant à la garderie les lundis et mardis. Quant à Aurèle, il se contente du lait de maman pour le moment mais je ne vais pas tarder à me mettre à la préparation de purées.

Je prends donc très à coeur de nourrir mon garçonnet, mon amoureux aux études et bientôt mon bébé qui mangera lui aussi. C'est un des rôles que je préfère dans ma vie de maman, celui de mère nourricière. D'abord par goût des bonnes choses, gourmandise, mais aussi par conviction que ce qu'on ingère nous assure l'équilibre, la santé, le bien-être, la stabilité dans l'humeur. Et quel bonheur de partager un bon repas en famille, chaque soir, et de se raconter notre journée...pendant que les petits comme les grands se régalent. Je dois aussi tenir ça de ma grand-mère qui aimait tant nous voir manger et ne pouvait s'empêcher de proposer de nous préparer autre chose alors qu'on avait encore la bouche pleine...

Tout ça pour dire que ma façon de tenir cuisine relève plus de l'économie familiale que de la gastronomie et qu'il ne faut pas venir à notre table pour faire régime...je cuisine au beurre et à la crème, comme m'a appris à le faire mon cher mari, et je privilégie les aliments entiers, produits céréaliers  ou  matière grasse. Ben quoi, le goût avant tout!

Bienvenue dans ma cuisine!

Voici donc de quoi est faite une bonne semaine dans ma cuisine, par les temps qui courent : 

Une bonne semaine dans ma cuisine, comporte son lot de recettes nouvelles mêlées à des classiques. Ces jours-ci, les recettes nouvelles viennent d'un numéro de la revue Ricardo, laissé ici par mes beaux-parents. C'est fou le chemin qu'on peut faire avec un seul exemplaire de cette revue! Je ne sais pas si tous les numéros sont aussi intéressants que celui que j'ai entre les mains, mais je suis agréablement surprise. Je m'inspire aussi chaque semaine des recettes du journal du samedi, pour la saveur locale.

La semaine dernière, par exemple, j'ai préparé le potage tout vert (asperges, brocoli, épinards) de Ricardo et le gâteau orange, gingembre et All Spice, proposé par mon nouvel ami Hugh Fearnley-Whittingstall du Guardian.
Côté classique, j'ai fait les boulettes d'agneau de José di Stasio que Jean-Fred et Jean-Léon adorent.

Une bonne semaine dans ma cuisine, c'est au moins un plat de poisson ou de fruits de mer. C'est simple à préparer, savoureux et nutritif. Et Jean-Léon en redemande!

Une bonne semaine dans ma cuisine, c'est au moins un plat sans viande. Ce n'est pas toujours facile de cuisiner sans viande. J'essaie de privilégier les légumineuses, le tofu et le quinoa qui offrent une bonne dose de protéines. J'aime les protéines (cri du coeur)! Je me sens bien soutenue quand j'en mange, rassasiée et satisfaite. Le secret est d'en varier la source. Je trouve que notre diète comprend souvent trop de sucre et pas assez de protéines.

J'ai parfois recours aux substitutions qui facilitent la vie : remplacer la viande par des lentilles dans la sauce à spaghetti (recette de ma maman) ou le lait par du tofu liquide dans les potages (truc de mon amie Nancy).

Une bonne semaine dans ma cuisine, c'est quand tout le monde est satisfait! Ma nouvelle routine consiste à demander à chacun ce qu'il veut manger cette semaine. La semaine dernière, Jean-Léon a demandé du tofu (oui, oui, vous avez bien lu! J'ai fait le "tofu au sésame", recette tirée du livre À table les enfants, découvert grâce à Marie-Noël) et Jean-Fred, des burgers pour cette semaine. Comme ça, tout le monde est content...au moins un soir par semaine!

Une bonne semaine dans ma cuisine, demande une bonne planification et une bonne organisation. Rien de pire que de ne pas savoir à 17h ce qu'on va manger à 18h. Donc, le dimanche, je consulte les troupes et mes sources d'inspiration (principalement en ligne car on a laissé nos livres de recettes au Québec) auxquelles j'ai récemment ajouté le site Punchfork, recommandé par Maude, et qui offre une excellente revue de toutes les recettes disponibles sur internet.

Je fais ensuite l'épicerie en ligne  et elle me sera livrée le lendemain. Si je manque de munitions à la fin de la semaine, je vais faire un tour  à l'épicerie. Je fais une liste des recettes que je veux faire, idéalement cinq, une pour  chaque jour de la semaine, et je mets cette liste sur mon frigo. Le samedi et le dimanche, on improvise avec ce qui reste ou je vais au marché d'Oxford et nous ramène de quoi souper.

Une bonne semaine dans ma cuisine, c'est quand je n'y ai pas passé trop de temps, au final. Je choisis des recettes qui se préparent en 30 minutes ou moins, je fais la vaisselle en même temps que je cuisine c'est-à-dire à mesure ou pendant que ça cuit (truc de ma cousine Joanne), je fais une soupe avec de vieux légumes pendant que je prépare le repas du soir et je n'hésite pas à acheter des produits qui peuvent me faire gagner du temps : carottes déjà coupées, sacs de légumes préparés pour les sautés, laitue et épinards déjà lavés, fromage déjà râpé. Je paye peut-être plus cher, mais mon temps, c'est aussi de l'argent!

Une bonne semaine dans ma cuisine, c'est quand il y a du dessert. Idéalement, du dessert maison. Ça limite les dégâts en matière de sucre et de gras. Sinon, on le mange en cachette de l'enfant.

Aussi : toujours m'assurer qu'il y a des restes pour le lunch du lendemain ou alors je me rabats sur la boîte de thon ou les oeufs durs, toujours avoir des crudités prêtes à manger et que je sers à tout moment, lorsqu'un retentissant "Maman, j'ai faim!" se fait entendre (j'ai aussi pris ce truc à Marie-Noël, maman de trois mangeuses de légumes crus), avoir des compotes de fruits et des fruits variés à offrir pour le dessert, cuisiner avec Jean-Léon quand il en a envie : biscuits, gâteaux, mais aussi soupe, pâte à crêpes, etc.

Sans oublier : toutes les fois où Jean-Léon refuse de manger parce qu'il est trop fatigué et se décompose sur sa chaise, parce qu'il a décidé qu'il n'aime plus le spaghetti (crime de lèse-majesté s'il en est un dans la famille!), parce qu'il a mangé deux portions de pudding à la collation du pre-school, toutes les fois où le souper "en tête-à-tête" avec mon fils dure 8 minutes (chrono à l'appui), où on doit prendre Aurèle qui pleure et manger notre steak à une main, toutes les fois où j'annonce qu'on mange (encore) des sandwichs pour le lunch, toutes ces fois où je me dis que commander une pizza, ce serait vraiment une bonne idée...même si la pizza ici, est vraiment décevante et chère, toutes les fois où je me rappelle le bon vieux temps où on commençait à penser au souper à 20h...

Toutes ces fois, je me demande si je suis la seule à vouloir faire du bricolage avec de la corde de rosbif et à rêver de corvées de boulettes avec mes enfants ?

***

Vous avez envie de m'inspirer avec vos trucs gagnants et vos idées géniales pour bien nourrir votre monde ? N'hésitez pas à partager ici! Ça m'intéresse.



jeudi 2 février 2012

Bilan de mi-parcours (ou presque)

En janvier, tout sera placé. Voilà ce que je m'étais dit et ce que je nous ai répété tout l'automne, surtout quand ça n'allait pas ou pas assez vite à notre goût. Voici un petit bilan de cette première demi-année, bilan qui me permet de penser que j'ai eu raison de penser qu'en janvier, tout serait placé...

***
Jean-Léon : ne fait plus de chichis pour aller au preschool, comprend de plus en plus l'anglais, dit "thank you", "please", "juice", "car", sait toutes ses couleurs et les chiffres jusqu'à dix en anglais, chante dans une langue inventée proche parente de l'anglais. Joue souvent seul et longtemps avec blocs Lego. Aime aller à la piscine municipale et raffole des sandwichs aux crevettes. S'ennuie de la neige. Aime son petit frère, n'aime pas quand papa part travailler et trouve que maman est belle avec ses cheveux courts. 

Le petit chef et sa tarte aux pommes,
cuisinée avec grand-maman Rita

Deux des passions de Jean-Léon : les trains et la royauté
Aurèle : est déménagé dans son lit de grand et partage maintenant la chambre de son grand frère. S'endort tout seul, fait des séquences de 6 heures de dodo (quand ça lui tente!), se retourne du ventre au dos, gazouille beaucoup, passe des graves aux aigus, sourit et rit. Fait l'horloge en tournant sur lui-même, se tient très bien sur le ventre et sort de son tapis d'éveil à force de se déplacer. Découvre ses beaux jouets reçus en cadeaux depuis sa naissance. Boit et grandit beaucoup. Observe sans relâche son grand frère. 

Aurèle, 3 mois et demie, adopte le style breton
La passion d'Aurèle : boire!


Jean-Fred : était sur son vélo jusqu'à la semaine dernière (crevaison + "vague de froid" = pas de vélo cette semaine), travaille en fou, a adoré ses vacances avec ses parents, est un modèle de discipline. Boit beaucoup de thé. Est heureux la plupart du temps.

Jean-Fred au travail sur son IPad
Elsa : a repris le yoga, la thèse, le contrôle de la cuisine. Regarde la série sur les Tudors et lis le premier tome d'Harry Potter (sur le bon conseil de Sylvie), tout ça en anglais. Adore sa nouvelle poussette double. S'ennuie de ses amies, de ses cousines, de ses matantes, de sa belle-famille et de ses parents. S'ennuie de ses collègues mais pas du cégep. S'ennuie de la garderie Alexis-le-Trotteur. Ne s'ennuie pas de son ancien appartement ni de son auto en hiver. Met du chutney dans son sandwich au jambon. Pense être déjà déshabituée de l'hiver. Vit plein de moments de grâce avec ses deux garçons et son amoureux. Aime se retrouver pour faire son blog. Trouve que le temps passe vite.

Je fais ma princesse à Kensington Gardens.
Une des rares photos de moi sans les enfants.



jeudi 19 janvier 2012

Des retrouvailles et une rencontre

Dans l'esprit du spécial de fin d'année du Guardian qui nous présentait de très touchantes scènes d'aéroports, voici la nôtre :








Ça fera deux semaines demain que nous sommes allés chercher mes beaux-parents à l'aéroport et je vous jure que nous avons profité de chaque instant. Tout le monde a eu son moment "chouchou" : maman a magasiné pour elle à Londres avec belle-maman, papa a fait des tourtières (ou pâtés à la viande, pour les puristes) avec sa maman, Jean-Léon a bricolé et dessiné avec grand-papa, Aurèle a fait des "coucous" à grand-maman, nous avons préparé la chambre de Jean-Léon pour accueillir son petit frère, cuisiné, marché, joué, visité. 

Et pour ce qui est de grand-maman et grand-papa, je pense que chaque moment est un instant "chouchou"! Je vous reviens avec un compte rendu plus détaillé de leurs vacances dans quelques jours, le temps de leur dire "au revoir" avec le coeur gros (samedi) et de retomber sur mes pattes de maman à la maison.


mardi 17 janvier 2012

Nouvelle année, nouvelles amitiés

Dans notre gouvernement familial, c'est moi la responsable du ministère des Affaires extérieures. En clair, ça veut dire que j'ai la mission de nous faire des amis. Voici les résultats de mon travail des derniers mois dans ce dossier.

Au groupe de jeu du jeudi matin, à North Oxford, j'ai rencontré mon amie Juliette et son beau petit Ilyan, 2 ans, le nouvel ami de Jean-Léon. Juliette est française et son mari, Braham, est originaire du Niger, pays dont la langue officielle est également le français. Ils habitent à dix minutes de chez nous. Nous avons eu le bonheur de célébrer avec eux la nouvelle année, autour d'un bon gigot d'agneau à l'africaine, préparé par Braham.

Avec Jean-Léon et Ilyan, j'en ai eu plein les bras pour la soirée...
sous l'oeil attendri de Jean-Fred
Nos charmants hôtes, Juliette et Braham,
en compagnie de notre succulent repas


Les garçons s'amusent...

et Aurèle mange ses poings!


Les amis partagent leur dessert : Ilyan s'affirme....

et Jean-Léon joue du coude. La lutte est serrée!

Nous sommes entrés dans la nouvelle année en comptant sur une autre nouvelle amitié. Sophie est aussi française et je l'ai rencontrée par le biais d'un forum de maman d'Oxford (sur Mumsnet). Elle est mariée à Ed qui est anglais. J'ai rendu visite à Sophie pour la première fois au mois de novembre, alors qu'elle venait d'accoucher de son petit Lucas. Je lui ai fait cadeau d'un porte-bébé dont je n'avais pas besoin (j'en avais apporté trois de Montréal!). Nous avons lunché ensemble au restaurant avec les enfants, le midi du jour de l'an. Son fils est le premier ami d'Aurèle. Ils ont un mois de différence.

Lucas (2 mois) et Aurèle (3 mois) : des amis de longue date...

mercredi 11 janvier 2012

Spécial Entrevues de début d'année : grand-maman Nicole

Entrevue réalisée avec grand-maman Nicole, le 28 octobre 2011, la veille de son départ pour Longueuil. 
Sur la table, des pizzas sur pain naan, recette de Ricardo découverte chez Jean-Sylvain et Geneviève et adoptée depuis.
Après 5 semaines ici (dont une avec grand-poupou), nous étions bien curieux de connaître ses impressions sur ce temps précieux passé avec nous. 

Quelles sont tes impressions sur les Anglais ?
Je suis impressionnée par leur gentillesse. Même si tu ne parles pas leur langue comme c'est mon cas, tout le monde est très gentil et les gens s'excusent même parfois de ne pas parler français. Le service aussi est remarquable, partout.

Et tes impressions sur Londres [elle y a passé une journée avec grand-poupou] ?
Très bonnes! J'ai été étonnée de découvrir tout le modernisme de la ville, je n'ai pas trouvé la ville vieillotte comme je l'aurais pensé.

Qu'as-tu pensé de la diète anglaise ?
Le fish n chips est délicieux! J'ai trouvé la panure très bonne, légère, pas lourde du tout. Mais les Anglais sont très forts sur la viande, un peu trop à mon goût.

Et tu penses quoi de la vie avec un garçon de 3 ans ?
On peut parler avec lui, échanger et il comprend. C'est très agréable de jouer avec lui.

Qu'est-ce qui t'a manqué le plus dans ton quotidien ici ?
Les soirées étaient très différentes compte tenu que vous n'avez pas la télé. Les nouvelles et l'actualité québécoises m'ont manqué et entendre parler français aussi. J'ai hâte de retrouver ma routine, aller prendre ma marche, retrouver mes petites habitudes dans ma maison et dans mon quartier, en somme.

Et ce que tu as aimé le plus ?
Être avec vous quatre, évidemment! J'ai beaucoup aimé nos sorties à Oxford. J'aime cette ville. J'ai aussi aimé la découvrir en soirée [nous sommes sorties deux fois en ville pour magasiner et souper au restaurant de Jamie Oliver]. J'ai beaucoup aimé qu'on se retrouve chaque soir pour le souper, avec Jean-Fred, et jouer avec Jean-Léon aussi, bien sûr.

Une complicité bien visible.
Ton plus beau moment dans les cinq dernières semaines ?
Être là pour la naissance d'Aurèle, le voir pour la première fois à l'hôpital à moins de 24 heures de vie.

La prochaine fois, tu aimerais faire quoi ?
Passer quelques jours à Londres et passer du temps avec les enfants.


Quelle est la première chose que tu feras en arrivant chez toi ?
Changer de vêtements!


Ce qui m'amène à la prochaine question...As-tu des regrets par rapport à ton séjour ici ?

Ne pas avoir apporté assez de vêtements!


La photo est floue mais l'essentiel est là :
je n'oublierai jamais tout ce que tu as fait pour nous, maman.
Merci d'avoir été là. Je t'aime.

mardi 27 décembre 2011

L'esprit de Noël

"Maman, c'est quoi l'esprit de Noël?" (Jean-Léon, 3 ans)


Je te réponds ici, mon beau Jean-Léon d'amour.

Se retrouver entouré de tas de gens qu'on ne connaît pas pour prendre un temps d'arrêt, écouter de la belle musique chantée par une chorale de garçons (comme dans les films) et regarder la crèche. Espérer que les gens en question seront charitables (pour ne pas dire chrétiens) et ne trouveront pas trop dérangeant notre garçon de 3 ans qui a tout de même été capable de rester en place pendant 1h45 et qui a chuchoté chaque fois qu'il avait quelque chose à dire (enfin, presque).
Christ Church : la cathédrale anglicane d'Oxford.
Célébration du 24 décembre, 15h : Nine Lessons and Carols.
Neuf textes entrecoupés de cantiques et de chants sacrés.
Pour écouter celle donnée à Cambridge, par ici.
L'éclairage aux chandelles dans l'église. Magique.


Préparer la venue du Père Noël (biscuits, lait et carotte pour le renne) et espérer qu'il vienne. 
Patienter jusqu'au matin de Noël pour recevoir ses cadeaux. 

Devinez lequel des deux a fait la sieste ?

Partager un bon repas, préparé avec amour. 
Regarder un film en famille (Winnie the Pooh, le choix de Jean-Léon).
Se coucher beaucoup plus tard que d'habitude.



Découvrir, le matin de Noël, que l'on a été sage parce que le Père Noël nous apporte EXACTEMENT ce qu'on avait demandé dans la lettre qu'on lui avait adressée : pour Jean-Léon, une "vraie guitare jouet" et pour Aurèle, un tapis d'éveil.




Déballer beaucoup de cadeaux, des petits et des gros. Trouver son bas de Noël rempli de surprises.
Être gâté par tous ceux qui nous aiment et pensent à nous. 
Se sentir privilégié et choyé. Dire plein de fois "merci" (et le penser).

"Merci!"

L'esprit de Noël, c'est aussi...
Manger des sucreries comme bon nous semble et rester en pyjama toute la journée.

Biscuit de pain d'épices devant sapin artificiel.
Jouer toute la journée avec ses cadeaux.
Ping pong portable
(découvert chez Lucie, à Bruxelles).
Le tapis d'éveil, ça facilite les rapprochements.


Sur la combinaison d'Aurèle,
on peut lire : "HELLO WORLD!" (cadeau de grand-maman Nicole
et grand-poupou). On ne saurait si bien dire!
La réalisation d'un grand projet :
un casque de moto en papier mâché!

Finalement, faire de beaux rêves... pendant que maman et papa regardent un film en amoureux.
Aurèle a battu un record
cette nuit-là : 7 heures de sommeil d'affilée.


Au sujet de l'esprit de Noël, Jean-Fred vous recommande aussi cet article du Guardian : Oh Come all ye faithless