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mardi 28 février 2012

Une chambre pour deux

Aménager la chambre pour deux enfants, deux frères qui ont trois ans de différence et qui devront partager leur espace. Faire en sorte que le grand conserve un peu ce qui était SA chambre et que le petit ait tout ce qui lui faut. Nous voulions aussi conserver notre lit d'invités, qui a été assez utile depuis qu'on est ici, disons.
Faire tout ça, avec les moyens du bord, un équipement restreint (pas de quincaillerie à Oxford, faut le faire!) mais une main-d'oeuvre de grande qualité : des grands-parents, Rita et JP, plein de bonnes idées et de savoir-faire!


Pour gagner de l'espace et pouvoir installer le lit de bébé d'Aurèle, on a eu l'idée de mettre la commode de Jean-Léon sur la table de travail qui nous servait déjà de table à langer. Ainsi, la table à langer a changé de sens et a été réduite de moitié mais il reste tout de même assez d'espace pour que ce soit fonctionnel. Pour fixer la commode sur la table, grand-papa JP a dû faire preuve d'ingéniosité : il a fait tenir le tout avec deux palettes de bois pour la cuisine (genre de cuillères de bois mais plates) qu'il a cloué derrière. Fallait y penser!

Commode du haut, accessoire pour changer bébé et vêtements de Jean-Léon ;
commode du bas, vêtements d'Aurèle. Et du rangement sous la table pour les vêtements
qui ne font plus ou en attente d'être portés

Nous avons aussi acheté pour pas cher des rideaux de voile turquoise qu'on a installés entre le lit de Jean-Léon et la table à langer et au pied du lit d'Aurèle. Les rideaux permettent de délimiter l'espace sans créer de cloison opaque, ce qu'on ne voulait surtout pas faire. On a posé du ruban double face au plafond et du velcro pour faire tenir les rideaux au plafond, car tout est en ciment donc il est quasi-impossible de clouer quoi que ce soit.

Vue d'ensemble de la chambre.
Finalement, on a pu installer la petite table et les chaises de Jean-Léon pour lui faire un petit coin lecture (ces articles qui étaient dans sa chambre à Montréal dormaient dans leur boîte depuis notre arrivée à Oxford) et j'ai prévu une chaise où je peux allaiter Aurèle pendant la nuit.

Petit coin lecture et allaitement de nuit (bonjour le mal de dos!),
égayépar la murale faite par grand-mère Thérèse

Le résultat est très mignon et pratique. On ne fera pas le Décormag avec ça ni même les Saisons de Clodine (orthographe douteuse, mais je pense bien que c'est comme ça qu'elle écrit son nom) mais nous sommes très satisfaits du résultat. Pour ce qui est de la cohabitation, tout se passe très bien. Bien sûr, il faut "protéger le sommeil" de l'un ou de l'autre au moment du coucher et pendant le boire de nuit d'Aurèle. Je ne peux évidemment pas laisser pleurer Aurèle pour lui apprendre à faire ses nuits, mais comme il ne boit qu'une fois et parfois pas du tout (il dort souvent de 22h à 5 ou 6h du matin), ce n'est pas trop un problème en ce moment.

Un lit donné, une literie reçue en cadeau, un matelas neuf, deux affiches
dénichées dans une librairie pour enfants, un rideau de chez Argos.
Coût total du coin chambre d'Aurèle : 50 pounds.
Le sommeil d'Aurèle : ça n'a pas de prix!

Jean-Léon a décoré lui-même le mur de sa chambre :
cartes de hockey et photos de ses cousins, le couple princier, son capteur de rêve,
des animaux de la jungle et son "signe" d'escargot, souvenir de sa garderie à Montréal.
Je ne sais pas si c'est la mode ou pas, ou même si c'est recommandé par les psy d'aujourd'hui, mais le fait que les enfants partagent leur chambre favorise selon nous leur rapprochement et ils apprennent ainsi à vivre vraiment l'un avec l'autre alors que la plupart du temps, ils mènent des vies assez séparées pour le moment. Cette situation, qui nous a été imposée par les limites de notre modeste appartement, a donc bien des avantages finalement. Je pense même que nous le referions avec une pièce de plus, ce qui nous donnerait de l'espace pour un bureau de travail...pour notre étudiant en résidence!



vendredi 23 septembre 2011

À quoi on joue ?

Papa me fabrique toutes sortes de jouets en carton :
 une trottinette qui deviendra une motoneige,
un costume de robot et même un avion!


Ici, le premier prototype de papa : ma trottinette.

Comme papa, je joue
dans mon "bureau"...
avec mon ordinateur et mon "IPad".
Je prépare une salade de fruits avec maman.








Je lis des livres d'histoire dans ma chambre.
Merci à mon amie Anna, à son frère et à ses parents pour tous les beaux livres
offerts avant mon départ.

dimanche 11 septembre 2011

Simplicité involontaire (ou la vie sans cargo)

Au mois de juin dernier, parmi nos nombreux préparatifs en vue de notre départ pour l’Angleterre, nous avons planifié un envoi par bateau (cargo) de 2 mètres cubes de choses et d’autres : articles pour bébé, vêtements d’automne et d’hiver, chaussures, bottes et sacs, jouets d’enfants, équipement de cuisine (casseroles, couteaux, vaisselle), couettes, draps et serviettes, siège d’auto pour bébé (coquille), tricycle et remorque double pour le vélo. Pas facile de sélectionner tout ce qu’y nous serait indispensable et pour lequel nous n’aurions pas envie de débourser une fois à Oxford. Mais nous y sommes arrivés, non sans l’aide d’amis (merci entre autre à E. qui habite la Belgique depuis quelques années et qui nous a fait part de ses « indispensables » à exporter) et des parents, d’ailleurs.

Une autre des difficultés que nous avons rencontrées concernait la date d’arrivée dudit contenu de notre cargo, qui nous serait livré à la maison pour une somme additionnelle, évidemment (en plus, donc, des frais d’espace, de transport et du montant de dédouanement). Il fallait prévoir deux semaines pour la traversée, puis s’assurer que nous serions là pour recevoir le tout. Nos affaires ont donc été déposées en juin chez le déménageur outre-mer et un simple appel allait suffire en temps et lieu, pour que le tout soit expédié. Nous avons donc fixé l’envoi au 15 août, sachant que nous serions dans notre chez nous le 26, donc deux semaines plus tard.

Or, deux semaines après notre arrivée, nous sommes toujours SANS nos affaires et jusqu’à tout récemment, nous étions également SANS nouvelles de notre envoi. Le transporteur nous a finalement informé que le conteneur où se trouvent nos affaires a été pris deux semaines à Halifax pour une inspection des douanes et que nous recevrons nos affaires la semaine du 18 septembre.

Si je résume, en plus de devoir produire de mémoire et pour la troisième fois un inventaire pour les douanes, nous devrons donc continuer notre vie de simplicité bien involontaire, en espérant que bébé Aurèle (prévu pour le 29 septembre, on s’en souvient) n’arrivera pas avant le cargo, sans quoi il faudra, entre autre, trouver un autre siège d’auto pour sortir bébé de l’hôpital!

Voici, en vrac, quelques exemples de ce que la simplicité involontaire implique depuis notre arrivée à Oxford :

Rayon vêtements et équipement de bébé :
- porter mes sandales Birkenstock, beau temps, mauvais temps (et il commence à faire froid, croyez-moi!).
- habiller Jean-Léon avec ses « restants » de vêtements d’été qui commencent à être trop petits.
- acheter des vêtements de nouveau-né pas chers, au cas où Aurèle arriverait avant le cargo : 2 pounds (environ 3,50$) pour 8 morceaux chez un petit brocanteur qui fait aussi friperie.
- repérer les voisins qui ont de jeunes enfants et se préparer à leur emprunter un siège d’auto pour bébé, au cas où… (vous connaissez la suite).

Rayon linge de maison :
- acheter des serviettes, des oreillers ainsi que des linges à vaisselle, même si on a tout ça sur le cargo ;
- dormir avec nos couvertures « Air Transat », reçues dans l’avion : chacun notre couverture, il faut bien l’installer et ne pas trop bouger, la couverture fait environ un mètre de large!

Rayon jouets :
- être créatifs et transformer n’importe quelle boîte de carton en auto, déguisement de robot, camion de livraison, trottinette, vélo, motomarine, motoneige…

Rayon cuisine (le plus atteint par la simplicité involontaire) :
- tout préparer avec deux lèchefrites (communément appelées « pans ») et pas de casserole ;
- couper les légumes avec un couteau à beurre ;
- compter sur un chef très créatif (billet du chef sur comment "cuisiner avec deux pans" à venir…) ;
- rechercher les boîtes de conserve qui s’ouvrent avec une clé, sans ouvre-boîte ;
- manger dans de la vaisselle de plastique (petit ensemble de couverts de plastique acheté à Bruxelles, dans un éclair de prévoyance) ;
- acheter du vin « twist cap » car la technique pour ouvrir une bouteille de vin avec un soulier ne fonctionne pas avec les bouchons synthétiques.

Et espérer, par-dessus tout, que notre cargo se rendra à bon port…

Elsa